Depuis début juillet, une troisième vague de canicule touche la France et pousse les ménages à acheter en urgence ventilateurs et climatiseurs. Conséquence : les prix de ces appareils ont parfois triplé en quelques semaines, jusqu’à 1 000 euros pour un climatiseur mobile.
L’essentiel
Une nouvelle vague de canicule qui relance la ruée
Après deux épisodes de forte chaleur fin juin, une troisième vague de canicule s’est installée en France début juillet 2026 et restait active à la mi-juillet. Ce nouvel épisode entretient une demande déjà exceptionnelle en ventilateurs et climatiseurs mobiles.
Entre le 15 et le 28 juin 2026, 1,9 million de ces appareils ont été vendus en France, selon les données NielsenIQ. Ce volume représente 59 % des ventes annuelles de la catégorie, concentrées sur deux semaines seulement.
Des stocks à sec dans les grandes enseignes
Le nombre de références de climatiseurs disponibles en ligne a chuté de 1 200 à une centaine entre début juin et début juillet 2026. Pour les ventilateurs, le nombre a baissé de 4 000 à 1 000 références.
Le 2 juillet 2026, Lidl a annoncé un réassort massif de 200 000 appareils. Certains magasins ont connu des scènes de bousculade, au point que les forces de l’ordre ont dû intervenir pour ramener le calme.
Jusqu’à trois fois plus cher pour se rafraîchir
Le prix moyen d’un ventilateur a augmenté de 46 % en l’espace de deux semaines, certains modèles passant de 80 à 120 euros. Economie Matin a documenté en détail cette hausse.
Pour les climatiseurs mobiles, la hausse est plus forte encore : les modèles d’entrée de gamme sont passés de 300 euros à parfois 1 000 euros.
Quel impact sur le budget des ménages ?
Pour beaucoup de foyers, cet achat n’était pas prévu ce mois-ci. Certains ménages ont dû accélérer un achat de climatisation ou de ventilation, parfois en fractionnant le paiement ou en recourant à un crédit à la consommation pour répartir la dépense.
À cela s’ajoute une facture d’électricité plus élevée : un logement climatisé consomme davantage pendant un épisode de forte chaleur, ce qui grève aussi le budget une fois la canicule terminée.
Avant de souscrire un crédit à la consommation pour un achat urgent, comparer le TAEG proposé en magasin avec celui d’un prêt personnel classique reste utile : l’offre la plus rapide n’est pas toujours la moins chère.
En résumé
Une troisième vague de canicule entretient depuis début juillet 2026 une ruée sur les ventilateurs et climatiseurs, après un premier pic fin juin qui avait déjà fait grimper les prix (ventilateurs +46 %, climatiseurs jusqu’à +200 %).
Les stocks restent tendus dans plusieurs enseignes, et les ménages qui achètent dans l’urgence paient souvent plus cher qu’en temps normal.
Comparer les prix et les solutions de financement avant d’acheter reste le meilleur réflexe pour limiter l’impact sur le budget.





