Ce samedi 1er août 2026, BFM Bourse dresse le bilan de la saison des publications semestrielles du CAC 40 : sur 38 groupes ayant dévoilé leurs comptes entre le 16 et le 31 juillet, 21 valeurs ont grimpé le jour de leur annonce contre 17 en baisse, Kering et Schneider Electric en tête, STMicroelectronics et Hermès parmi les plus sanctionnées.
L’essentiel
Un bilan plutôt favorable pour les valeurs du CAC 40
Entre le 16 et le 31 juillet 2026, 38 des 40 groupes du CAC 40 ont publié leurs résultats du premier semestre ou du deuxième trimestre. Selon BFM Bourse, la réaction moyenne des cours le jour de l’annonce ressort à +0,725 %, avec 21 valeurs en hausse contre 17 en baisse.
Les bénéfices cumulés des membres de l’indice ont atteint 73,3 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année, une progression portée notamment par TotalEnergies et les grandes banques françaises.
Kering et Schneider Electric en tête des hausses
Kering signe la plus forte progression de la saison, avec un titre en hausse de 16,91 % le jour de sa publication. Le groupe de luxe a limité le recul des revenus de Gucci à 2 %, contre 4 % attendus par le marché, un chiffre suffisant pour rassurer les investisseurs sur le redressement de sa marque phare.
Schneider Electric progresse de 10,78 % après des résultats supérieurs aux attentes, tant en croissance qu’en rentabilité. Bureau Veritas gagne 7,14 %, tandis que Dassault Systèmes bondit de 12 % cumulés sur deux séances de Bourse.
Ces écarts illustrent pourquoi les marchés réagissent davantage aux perspectives et aux surprises par rapport aux attentes qu’au niveau brut des résultats : un chiffre d’affaires en repli mais moins fort que redouté peut faire grimper une action, quand une croissance réelle mais jugée insuffisante peut la faire chuter.
STMicroelectronics, Hermès et Sanofi parmi les plus sanctionnées
À l’inverse, STMicroelectronics accuse la plus lourde chute de la saison, avec un titre en repli de 17,72 %. Le fabricant de semi-conducteurs a livré des perspectives jugées insuffisantes pour le troisième trimestre, malgré son exposition à la demande liée à l’intelligence artificielle.
Hermès recule de 11,03 %, pénalisé par une croissance jugée décevante en Asie, alors même que son chiffre d’affaires semestriel ressort supérieur aux attentes du marché. Sanofi cède de son côté 8,95 %.
Le cas Hermès rappelle qu’un dépassement des attentes sur le chiffre d’affaires global ne protège pas systématiquement une action des ventes en Bourse : les investisseurs se concentrent aussi sur des indicateurs plus précis, comme la croissance par zone géographique.
Ce que ça change pour votre épargne en actions
Pour un épargnant détenant des actions françaises en direct ou via un PEA, ce bilan illustre l’écart de volatilité entre valeurs individuelles et indice large. Un titre comme STMicroelectronics a perdu près de 18 % en une séance, quand la moyenne des 38 publications reste quasi stable à +0,725 %.
C’est l’un des arguments en faveur d’une exposition diversifiée, via un fonds indiciel répliquant l’ensemble du CAC 40 plutôt qu’une poignée de titres, pour lisser l’impact d’une déception isolée sur un semestre donné.
Cet article a un caractère informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et toute décision de placement doit tenir compte de votre situation personnelle.
| Entreprise | Variation le jour de la publication |
|---|---|
| Kering | +16,91 % |
| Dassault Systèmes | +12 % (sur deux séances) |
| Schneider Electric | +10,78 % |
| Bureau Veritas | +7,14 % |
| Sanofi | -8,95 % |
| Hermès | -11,03 % |
| STMicroelectronics | -17,72 % |
Le détail complet de cette analyse est disponible sur l’article de BFM Bourse, qui a recensé les réactions boursières des 38 groupes du CAC 40 ayant publié leurs résultats.
En résumé
La saison des résultats semestriels 2026 du CAC 40 se solde par un léger bilan positif, avec plus de hausses que de baisses parmi les 38 groupes ayant publié leurs comptes. Kering et Schneider Electric ont surpris positivement les marchés, tandis que STMicroelectronics, Hermès et Sanofi ont déçu malgré, pour certaines, des résultats globalement solides. Un rappel utile de l’écart entre performance affichée et réaction boursière, souvent guidée par les perspectives plus que par le passé.





