Le 1er août 2026, la Plateforme automobile (PFA) a publié ses chiffres d’immatriculations de juillet : les voitures 100 % électriques ont représenté 35 % des ventes de véhicules neufs en France, un score inédit porté par le retour du leasing social le 16 juillet.
L’essentiel
Ce résultat de juillet dépasse largement les scores habituels de l’électrique en France, qui plafonnait jusque-là autour d’un quart des ventes neuves.
La hausse des prix à la pompe a aussi pesé dans la balance, mais c’est bien la relance du leasing social qui explique la majeure partie du bond observé sur le mois.
Un score inédit sur le marché automobile français

Selon les données AAA Data reprises par la Plateforme automobile, 126 808 voitures neuves ont été immatriculées en France en juillet 2026, en hausse de 9 % sur un an.
Sur ce total, 44 378 véhicules étaient 100 % électriques, soit 35 % du marché. Chez les particuliers, l’électrique atteint même 37 % de part de marché, un niveau supérieur à la moyenne globale et un signe que le dispositif touche bien sa cible.
Renault domine le classement des modèles les plus vendus : la R5 arrive en tête avec 3 794 unités, devant le Scénic et la Twingo, un podium entièrement occupé par la marque. Tesla Model Y suit en quatrième position avec 2 400 immatriculations.
Un score à 35 % du marché neuf n’avait jamais été atteint en France sur un mois entier, tous segments confondus.
Comment fonctionne la troisième édition du leasing social ?
Le dispositif, ouvert le 16 juillet 2026, reprend le principe des deux premières éditions de 2024 et 2025 : une location longue durée d’un véhicule électrique neuf, sans obligation d’achat en fin de contrat.
Le loyer mensuel reste plafonné à 200 euros grâce à une subvention qui peut atteindre 9 500 euros par dossier, financée par une enveloppe globale de 401 millions d’euros.
Le contrat impose une durée minimale de 36 mois, avec 15 000 kilomètres inclus par an. Au-delà, des frais supplémentaires s’appliquent, comme pour n’importe quel contrat de location longue durée classique.
Comparez plusieurs mensualités avant de signer : selon le modèle choisi (citadine ou compacte), le reste à charge réel varie sensiblement d’un constructeur à l’autre, même sous le même plafond de 200 euros.
Qui peut en bénéficier ?
Deux conditions cumulatives ouvrent l’accès au dispositif. La première porte sur le revenu : le revenu fiscal de référence par part doit être inférieur ou égal à 16 880 euros, calculé à partir de l’avis d’imposition 2025 sur les revenus 2024.
La seconde porte sur la mobilité : il faut soit habiter à plus de 10 kilomètres de son lieu de travail et l’utiliser avec son véhicule personnel, soit parcourir plus de 8 000 kilomètres par an à titre professionnel.
Le revenu pris en compte est celui du foyer déclarant, pas seulement celui du demandeur. Un foyer à deux parts fiscales doit donc rester sous 33 760 euros de revenu fiscal de référence total pour respecter le plafond par part.
Vérifiez votre éligibilité au leasing social
Votre situation de mobilité
Une deuxième vague déjà annoncée

19 500 commandes ont déjà été enregistrées en seulement deux semaines depuis l’ouverture du guichet, sur les 50 000 dossiers visés par cette troisième édition.
Face à cet engouement, le gouvernement a annoncé une deuxième vague de 50 000 véhicules supplémentaires, ciblée en priorité sur les aides à domicile et les gros rouleurs professionnels.
Aucune date d’ouverture précise n’a encore été communiquée pour cette nouvelle enveloppe, mais le rythme de consommation des dossiers de juillet laisse penser qu’elle ne restera pas ouverte longtemps une fois lancée.
Si vous êtes potentiellement éligible, préparez dès maintenant votre avis d’imposition et un justificatif de trajet domicile-travail : les précédentes éditions du dispositif se sont épuisées en quelques semaines.
Retrouvez le détail officiel des conditions et la liste des modèles éligibles sur la page dédiée du ministère de l’Économie, economie.gouv.fr.
En résumé
Juillet 2026 marque un record pour la voiture électrique en France, avec 35 % du marché neuf porté par le retour du leasing social. Le dispositif, plafonné à 200 euros par mois grâce à une subvention pouvant atteindre 9 500 euros, a déjà attiré 19 500 dossiers en deux semaines sur les 50 000 prévus.
Une deuxième vague de 50 000 véhicules est annoncée, mais sans calendrier précis. Les foyers sous le plafond de revenu fiscal de référence et remplissant l’un des deux critères de mobilité ont donc intérêt à préparer leur dossier sans attendre.





