Jeudi 9 juillet 2026, la Dares a publié ses données sur les embauches du premier trimestre en France : 6,58 millions de contrats signés dans le secteur privé, mais les CDI reculent encore de 0,7 % pendant que les CDD progressent et représentent désormais 85 % des embauches.
L’essentiel
Ce que montrent les chiffres de la Dares
Le 9 juillet 2026, la Dares, service statistique du ministère du Travail, a publié son bilan des embauches en France métropolitaine pour le premier trimestre 2026.
Le périmètre couvre le secteur privé, hors agriculture, intérim et particuliers employeurs. Sur cette base, 6,58 millions de contrats ont été signés, en hausse de 0,9 % par rapport au trimestre précédent.
Ce chiffre cache un déséquilibre marqué entre les deux principaux types de contrats. Les CDD atteignent 5,61 millions, en progression de 1,1 %.
Les CDI, eux, reculent de 0,7 %, à 964 300 signatures, après une baisse de 2,2 % le trimestre précédent. Les CDD représentent donc désormais 85 % de l’ensemble des embauches de la période.
Un marché du travail qui ne crée pas d’emplois durables
Les fins de contrats suivent presque exactement le même rythme que les embauches, avec 6,57 millions de fins de contrat sur la période. Les créations nettes d’emplois restent donc très limitées.
Les fins de CDI progressent de 0,4 % et les fins de CDD de 0,8 %, ce qui traduit une rotation soutenue de la main-d’œuvre, sans stabilisation durable des postes.
Sur un an, la Dares relève un repli marqué des mouvements de main-d’œuvre en information-communication et, dans une moindre mesure, dans la construction. À l’inverse, le tertiaire non marchand (santé, éducation, action sociale) enregistre une nette hausse de ces mouvements.
Un contrat en CDD ne ferme pas la porte à un crédit, mais les banques demandent en général une ancienneté d’au moins 6 à 12 mois dans l’emploi, voire un CDI ou une période d’essai validée pour un crédit immobilier.
Ce que ça change pour votre dossier de crédit

La part croissante des CDD dans les nouvelles embauches touche directement l’accès au crédit. Les banques évaluent la stabilité des revenus avant d’accorder un prêt, et un contrat précaire pèse dans l’analyse du dossier.
Pour un crédit immobilier, la plupart des établissements demandent un CDI hors période d’essai, ou à défaut plusieurs CDD enchaînés dans le même secteur avec une ancienneté d’au moins deux ans. Un apport personnel plus élevé compense parfois l’absence de CDI.
Pour un crédit à la consommation, les critères sont un peu plus souples, mais un salarié en CDD devra généralement justifier de plusieurs mois de bulletins de salaire réguliers.
Retrouvez le détail de ces chiffres dans la publication de la Dares sur la situation du marché du travail au premier trimestre 2026.
En résumé
Les embauches progressent légèrement au premier trimestre 2026, mais cette hausse repose presque entièrement sur les CDD, qui représentent 85 % des contrats signés. Les CDI continuent leur recul entamé depuis plusieurs trimestres.
Pour les ménages, cette précarisation du marché du travail se traduit par des conditions d’accès au crédit plus strictes, notamment pour l’immobilier, où la stabilité du contrat reste un critère central des banques.





