Début juillet 2026, BPCE a annoncé l’ouverture de l’offre crypto de sa filiale Hexarq aux clients institutionnels, avec l’ambition affichée de conquérir des centaines de milliers de clients au total, après le lancement retail engagé fin 2025.
L’essentiel
Après avoir ouvert son offre aux clients particuliers de Banque Populaire et Caisse d’Epargne, Hexarq vise donc désormais aussi les clients institutionnels.
Voici ce que cette annonce signifie concrètement, et ce qu’elle ne change pas pour les épargnants.
Qui est Hexarq et qu’a annoncé BPCE ?
Hexarq est une filiale détenue à 100% par BPCE, créée en 2024 pour porter son offre d’investissement et de conservation de cryptoactifs. La plateforme technique a été développée et reste opérée directement par le groupe bancaire.
L’entité a obtenu en février 2026 l’agrément PSCA (Prestataire de Services sur Crypto-Actifs) auprès de l’AMF, sous supervision de l’ACPR, conformément au règlement européen MiCA. Ce statut lui permet de proposer légalement des services d’achat, de conservation et de vente de cryptoactifs en France.
Le lancement grand public a eu lieu le 8 décembre 2025, via les applications bancaires de quatre établissements pilotes, avant une extension à neuf réseaux supplémentaires fin mars 2026, puis à Banque Palatine en avril. Environ 2 millions de clients particuliers ont ainsi eu accès à Bitcoin, Ethereum, Solana et USDC, avec l’ambition d’ouvrir l’accès à terme aux 12 millions de clients particuliers du groupe.
La nouveauté annoncée début juillet 2026 porte sur un second axe : Hexarq élargit sa cible aux clients institutionnels, avec l’objectif affiché de conquérir des centaines de milliers de clients au total, particuliers et institutionnels confondus.

Pourquoi ouvrir l’offre aux clients institutionnels ?
Un client institutionnel (entreprise, société de gestion, family office) n’a pas les mêmes besoins qu’un particulier qui achète quelques centaines d’euros de Bitcoin depuis son application bancaire. Il recherche des volumes plus importants, une conservation sécurisée à grande échelle et une intégration comptable claire pour des cryptoactifs détenus au bilan.
Pour BPCE, cette diversification permet de mieux amortir les coûts de son infrastructure technique, tout en captant une clientèle professionnelle qui, jusqu’ici, passait surtout par des acteurs spécialisés plutôt que par les banques de réseau traditionnelles.
Qu’il soit proposé par une banque traditionnelle ou par une plateforme spécialisée, un cryptoactif reste un placement volatil, sans garantie de capital. L’agrément PSCA encadre la sécurité du prestataire, pas le risque de perte lié aux variations de cours.
Ce que cela change concrètement pour les épargnants
Pour un particulier qui détient déjà des cryptoactifs ou qui envisage d’en acheter, cette annonce ne change rien : l’offre retail d’Hexarq existait déjà avant l’ouverture aux institutionnels.
Elle confirme en revanche une tendance de fond : les grandes banques françaises intègrent progressivement les cryptoactifs à leur offre standard, ce qui peut rassurer sur la solidité du prestataire choisi, sans pour autant rendre le placement lui-même moins risqué.
Depuis le 1er juillet 2026, la période transitoire prévue par le règlement MiCA pour les anciens PSAN est terminée : seuls les prestataires disposant d’un agrément PSCA, délivré par l’Autorité des marchés financiers ou passporté depuis un autre pays européen, peuvent légalement proposer leurs services aux résidents français. Avant de confier des fonds à une plateforme, mieux vaut donc la vérifier sur ce registre, qu’il s’agisse d’un acteur spécialisé ou de la filiale d’une banque traditionnelle.
Avant tout investissement en cryptoactifs, vérifier que le prestataire figure bien sur le registre PSCA de l’AMF, quelle que soit sa notoriété ou son actionnaire bancaire.
En résumé
BPCE élargit l’offre de sa filiale Hexarq aux clients institutionnels, après avoir ouvert l’accès aux cryptoactifs à ses clients particuliers fin 2025. L’agrément PSCA obtenu auprès de l’AMF encadre la sécurité du prestataire, pas la volatilité propre à ces actifs.
Pour l’épargnant, la règle de base ne change pas : diversifier prudemment, ne jamais investir plus que ce qu’on est prêt à perdre, et vérifier systématiquement l’agrément du prestataire choisi.





