Depuis la hausse de 0,25 point des taux directeurs décidée par la Banque centrale européenne le 11 juin 2026, les baromètres des courtiers Meilleurtaux et Pretto, actualisés cette semaine, confirment que les taux de crédit immobilier restent stables en France pour le mois de juillet 2026.
L’essentiel
Une hausse des taux de la BCE qui n’a surpris personne
Le 11 juin 2026, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a relevé ses trois taux directeurs de 0,25 point.
La facilité de dépôt passe à 2,25 %, le taux des opérations principales de refinancement à 2,40 % et la facilité de prêt marginal à 2,65 %.
Cette décision intervient après plusieurs mois de stabilité : le 30 avril 2026, ces mêmes taux étaient encore inchangés, à 2,00 %, 2,15 % et 2,40 %.
Le nouveau gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, a d’ailleurs tenu à préciser que cette hausse ne marquait pas le début d’un cycle de relèvements successifs.
Pourquoi les banques n’ont pas répercuté la hausse sur les taux immobiliers ?
Contrairement à une idée reçue, les banques ne calquent pas leurs taux de crédit immobilier directement sur les taux directeurs de la BCE.
Pour fixer leurs barèmes de crédit immobilier, les banques surveillent surtout le taux de l’OAT (obligation assimilable du Trésor) à 10 ans, qui reflète le coût auquel l’État français emprunte lui-même sur les marchés, plutôt que les taux courts de la BCE.
Autre explication avancée par les courtiers : la plupart des établissements avaient déjà intégré cette hausse dans leur stratégie avant même son annonce officielle.
Ce qui a limité tout choc immédiat sur les barèmes proposés aux emprunteurs.
Les taux constatés en juillet 2026, courtier par courtier
Les baromètres des courtiers ne donnent jamais des chiffres strictement identiques, chacun calculant sa moyenne à partir de son propre portefeuille de dossiers.
| Durée | Meilleurtaux | Pretto |
|---|---|---|
| 15 ans | 3,20 % | 3,45 % |
| 20 ans | 3,30 % | 3,55 % |
| 25 ans | 3,44 % | 3,60 % |
Cet écart de 16 à 25 points de base entre deux courtiers, sur un même mois, montre à quel point comparer plusieurs offres reste utile avant de signer.
Quel impact concret sur un projet immobilier ?
Sur un emprunt de 200 000 euros sur 20 ans, la mensualité s’élève à environ 1 140 euros au taux de 3,30 %.
Au taux de 3,55 %, elle grimpe à environ 1 165 euros, hors assurance emprunteur.
Sur un emprunt de 300 000 euros sur 25 ans, l’écart suit la même logique : environ 1 490 euros par mois à 3,44 %.
Contre environ 1 518 euros à 3,60 %, soit près de 30 euros de différence chaque mois pour un même profil.
Ces taux moyens masquent de fortes disparités selon le profil emprunteur : apport personnel, revenus, historique bancaire. Un même dossier peut décrocher un taux nettement inférieur ou supérieur à la moyenne affichée par les baromètres.
Simulez l’impact d’une hausse de taux sur votre mensualité
Pour suivre l’évolution mensuelle des barèmes bancaires, l’analyse des taux de Meilleurtaux reste une référence utile avant de comparer les offres.
En résumé
La hausse des taux directeurs de la BCE en juin 2026 n’a pas fait grimper les taux de crédit immobilier en juillet, les banques ayant déjà anticipé ce mouvement dans leurs barèmes.
Les écarts entre courtiers restent significatifs, ce qui justifie de comparer plusieurs offres avant de s’engager.
La prochaine réunion de la BCE, prévue le 23 juillet 2026, sera à surveiller pour savoir si cette stabilité se prolonge cet été.





