Ce vendredi 3 juillet 2026, le nouveau gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, a livré une analyse rassurante sur l’inflation, portée par le recul des prix du pétrole après l’accord conclu entre l’Iran et les États-Unis le 17 juin. Une déclaration qui intervient un mois après la première hausse des taux de la BCE en trois ans.
L’essentiel
Une inflation qui recule, portée par la baisse du pétrole
Selon les propos tenus par le gouverneur de la Banque de France début juillet, la chute des cours du Brent consécutive à l’accord Iran-États-Unis du 17 juin réduit mécaniquement le coût de l’énergie.
Or l’énergie pèse directement sur les prix des services, un poste que la BCE surveille de près depuis plusieurs trimestres. Une détente sur ce front facilite donc, selon ses mots, la tâche de l’institution de Francfort.
Le relèvement des taux de la BCE en juin, un tournant à surveiller
Ce commentaire intervient dans un contexte particulier : en juin 2026, la BCE a relevé ses taux directeurs pour la première fois en trois ans, après une période de stabilité depuis 2025. Le taux de refinancement principal est passé à 2,40 %, le taux de dépôt à 2,25 % et le taux de prêt marginal à 2,65 %.
L’objectif affiché reste de ramener l’inflation vers la cible des 2 %, encore difficile à atteindre sur certains postes. Emmanuel Moulin a toutefois précisé que cette hausse ne marquait pas l’ouverture d’un nouveau cycle de resserrement : les prochaines décisions dépendront des données à venir. La prochaine réunion de politique monétaire est fixée au 23 juillet.
Mi-juin, la prévision de croissance de l’économie française pour 2026 a été révisée à la baisse, à 0,5 % sur l’année. Un contexte qui limite la marge de manœuvre des ménages malgré l’accalmie sur les prix de l’énergie.
Ce que cela change concrètement pour votre crédit ?
Un relèvement des taux directeurs de la BCE se répercute d’abord sur les crédits à taux variable, dont les indices de référence suivent de près l’Euribor et donc les décisions de Francfort. Un ménage ayant souscrit ce type de prêt peut voir sa mensualité augmenter lors de la prochaine révision.
Les crédits immobiliers à taux fixe réagissent différemment : ils dépendent surtout de l’évolution des taux obligataires, en particulier l’OAT à 10 ans, et non directement du taux de la BCE. La hausse de juin n’entraîne donc pas mécaniquement une hausse équivalente des nouvelles offres de prêt à taux fixe, mais elle influence le climat dans lequel les banques fixent leurs barèmes.
Dans ce contexte, il reste utile de comparer plusieurs offres avant de signer un crédit, immobilier ou à la consommation, et de vérifier si un taux fixe ou variable correspond mieux à son profil.
En résumé
La baisse des prix de l’énergie donne un peu d’air à la Banque centrale européenne dans sa lutte contre l’inflation, selon le nouveau gouverneur de la Banque de France. Mais la hausse des taux directeurs actée en juin et la révision à la baisse de la croissance française rappellent que la prudence reste de mise pour les emprunteurs. Rendez-vous le 23 juillet pour la prochaine décision de la BCE.





