Publiée lundi 13 juillet 2026, une enquête Bloomberg menée auprès de seize économistes prévoit un taux de chômage à 8,2 % en France d’ici la fin de l’année, son plus haut niveau depuis 2019. L’Insee, de son côté, table sur un scénario encore plus pessimiste à 8,4 %, alors que le taux officiel a déjà atteint 8,1 % au premier trimestre.
L’essentiel
Que dit l’enquête Bloomberg auprès des économistes ?
Bloomberg News a interrogé seize économistes entre le 3 et le 8 juillet 2026 sur la trajectoire du marché du travail français.
Leur prévision médiane situe le taux de chômage à 8,2 % à la fin de l’année 2026, ce qui constituerait son plus haut niveau depuis 2019.
Trois facteurs reviennent dans leurs analyses : le recul des offres d’emploi publiées, la multiplication des défaillances d’entreprises et une croissance économique atone.
Que disent les chiffres officiels de l’Insee ?
Au premier trimestre 2026, le taux de chômage a progressé de 0,2 point sur le trimestre et de 0,7 point sur un an, pour atteindre 8,1 % selon l’Insee.
La France comptait alors 2,6 millions de personnes au chômage au sens du Bureau international du travail, soit 68 000 de plus qu’au trimestre précédent.
Ce niveau marque le retour au-dessus du seuil symbolique des 8 %, un seuil que la France n’avait pas franchi depuis le premier trimestre 2021.
La hausse touche davantage les hommes, dont le taux grimpe à 8,5 %, son plus haut niveau depuis 2021, tandis que celui des femmes reste quasi stable à 7,7 %.
Les prévisions de début d’année avaient déjà sous-estimé la dégradation réelle du marché du travail : l’Insee tablait sur 7,8 % pour la mi-2026, un seuil déjà dépassé dès le premier trimestre. Ces projections restent donc à prendre avec prudence, qu’elles soient optimistes ou pessimistes.
Quel impact concret pour votre crédit et votre budget ?
Une dégradation du marché de l’emploi pèse sur les dossiers de crédit : les banques examinent la stabilité professionnelle de plus près lorsque le chômage remonte, notamment pour les crédits immobiliers sur longue durée.
Un salarié en période d’essai ou en contrat court verra son dossier examiné avec davantage de réserve dans ce contexte, même si sa situation individuelle reste solide.
Les ménages engagés dans un crédit devraient anticiper une baisse de revenus possible plutôt qu’attendre qu’elle survienne, en gardant une épargne de précaution mobilisable.
Avant de signer un nouveau crédit dans un contexte de marché du travail incertain, vérifiez que votre taux d’endettement laisse une vraie marge de manœuvre en cas de baisse temporaire de revenus, plutôt que de viser le maximum autorisé.
En résumé
Les économistes que Bloomberg a interrogés anticipent un taux de chômage à 8,2 % en France d’ici fin 2026, tandis que l’Insee prévoit un taux encore plus élevé, à 8,4 %.
Le taux officiel a déjà atteint 8,1 % au premier trimestre 2026, son plus haut niveau depuis 2021, porté par le recul des offres d’emploi et la hausse des défaillances d’entreprises.
Ces prévisions restent des projections, mais elles invitent les ménages emprunteurs à garder une marge de sécurité dans leur budget.





