Le 30 juin 2026, le conseil d’administration de l’Unédic a voté à 25 voix contre 25 sur la revalorisation des allocations chômage, une égalité parfaite qui empêche toute hausse au 1er juillet 2026, une première depuis 2016. Les montants journaliers restent donc inchangés pour les 2,7 millions d’allocataires indemnisés.
L’essentiel
Le vote a débouché sur une égalité stricte entre les organisations de salariés et le patronat. Aucune majorité ne s’est dégagée, donc aucune hausse n’a été appliquée.
C’est la première fois depuis 2016 que les allocations restent figées à cette date. L’an dernier, une revalorisation de 0,5 % avait pourtant été accordée.
Un vote à 25 voix contre 25 qui bloque toute hausse ?
Les cinq organisations syndicales s’étaient mises d’accord sur une demande commune : une revalorisation de 2,41 %, calculée à partir de la hausse du Smic et de l’inflation constatée sur les douze mois précédents.
Face à elles, les représentants du patronat ont voté contre dans leur ensemble. Faute de majorité, cette parité stricte au conseil d’administration a suffi à écarter toute augmentation.
Quels montants restent inchangés au 1er juillet 2026 ?
Faute de majorité, les barèmes journaliers de l’assurance chômage restent identiques à ceux appliqués depuis l’an dernier.
| Allocation | Montant journalier |
|---|---|
| ARE minimale | 32,13 € |
| Partie fixe de l’ARE | 13,18 € |
| AREF (allocation formation) | 22,99 € |
| Plancher de dégressivité | 92,57 € |
À Mayotte, les montants suivent une grille distincte : l’allocation minimale s’établit à 16,05 € et l’AREF à 11,51 € par jour.
Quel impact concret pour les 2,7 millions d’allocataires ?
Selon les derniers chiffres disponibles, environ 2,7 millions de personnes percevaient une indemnisation chômage au quatrième trimestre 2025, pour une allocation mensuelle moyenne de 1 040 €. Plus de la moitié des bénéficiaires touchent moins de 1 000 € nets par mois.
Sans revalorisation, ce montant ne suit ni l’inflation ni la hausse du Smic. Le pouvoir d’achat des allocataires recule donc légèrement par rapport à l’an dernier, où une hausse de 0,5 % avait été appliquée.
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Que faire si votre allocation ne couvre plus vos charges ?
Une allocation chômage gelée alors que les charges fixes continuent d’augmenter peut fragiliser un budget serré, en particulier pour les foyers qui remboursent déjà un crédit.
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Le communiqué complet, avec le détail du scrutin et les montants applicables outre-mer, est disponible sur le site de l’Unédic.
En résumé
Le 1er juillet 2026 marque une première depuis dix ans : les allocations chômage ne sont pas revalorisées, faute d’accord entre syndicats et patronat. Les montants journaliers restent donc identiques à ceux de l’an dernier.
Pour les 2,7 millions d’allocataires, notamment ceux qui remboursent déjà un crédit, cette stagnation mérite d’être anticipée dans le budget des prochains mois.





