Le 23 juillet 2026, l’association Familles Rurales a publié la 20e édition de son Observatoire des prix des fruits et légumes : les courgettes et les tomates coûtent jusqu’à 32 % de plus qu’il y a un an, un panier qui atteint désormais 162 euros par mois pour une famille de quatre personnes.
L’essentiel
Une hausse à deux chiffres sur les légumes de l’été
Selon l’étude, les courgettes conventionnelles se vendent 32 % plus cher qu’il y a un an, à 2 euros le kilo. En bio, la hausse atteint 28 %, pour un prix moyen de 4,04 euros le kilo.
Les tomates grappe suivent la même tendance, avec 31 % d’augmentation en conventionnel. Les haricots verts progressent de 24 % en conventionnel, à 7,14 euros le kilo, et de 19 % en bio, à environ 13 euros le kilo.
Tous les légumes ne sont pas concernés de la même façon. L’oignon recule de 23 % et la pomme de terre de 13 %, deux baisses rares dans ce contexte. En moyenne, les légumes conventionnels affichent tout de même une hausse de 10 % sur un an, contre 7 % en bio.
Pourquoi les prix s’envolent-ils cette année ?
Familles Rurales pointe une succession d’aléas climatiques : de fortes pluies au printemps, suivies d’un épisode frais puis d’une chaleur intense, qui ont perturbé les cultures sous serre comme en plein champ. Des pays fournisseurs comme l’Espagne et le Portugal ont rencontré des difficultés de production similaires.
Elle évoque aussi une stratégie commerciale de la distribution : les enseignes limiteraient leurs marges sur certains produits d’appel, tout en les compensant au rayon fruits et légumes.
Privilégier les légumes de pleine saison et les circuits courts locaux permet souvent de limiter l’impact de ces hausses, les produits importés ou hors saison étant les premiers touchés par les tensions de production.
Ce que cette hausse représente pour le budget des ménages
Sur le long terme, la tendance dépasse largement l’inflation générale. Depuis 2015, les prix des légumes frais ont augmenté de 62 % et ceux des fruits frais de 54 %, contre 21 % pour l’inflation globale sur la même période.
Même le panier des cinq fruits et légumes conventionnels les moins chers, censé rester accessible, progresse de 15 % sur un an. Pour un foyer qui rembourse un crédit à la consommation ou un prêt immobilier tout en maîtrisant son budget alimentaire, cette dérive régulière pèse chaque mois un peu plus sur la marge disponible.
Quelles solutions défend Familles Rurales ?
L’association soutient une proposition de loi visant à garantir l’accès à un panier de cent fruits et légumes sains vendus à prix coûtant. Son objectif est de permettre aux familles aux revenus modestes de continuer à acheter des fruits et légumes frais malgré la baisse de leur pouvoir d’achat.
Elle dénonce plus largement les limites d’une politique de santé publique qui encourage à mieux manger sans garantir les conditions économiques qui le permettent réellement. Retrouvez le détail complet dans l’Observatoire des prix des fruits et légumes de Familles Rurales.
En résumé
La 20e édition de l’Observatoire de Familles Rurales confirme une hausse marquée des prix des légumes d’été, courgettes et tomates en tête. Sur la durée, cette progression dépasse largement l’inflation générale et pèse chaque mois un peu plus sur le budget des familles françaises.





