Depuis le 1er juillet 2026, Binance ne peut plus proposer ses services sur cryptoactifs en France, faute d’agrément européen MiCA obtenu à temps. Il reste un peu plus de deux mois aux utilisateurs disposant de positions sur marge ou de prêts encore ouverts pour les solder avant leur clôture automatique, prévue le 1er octobre.
L’essentiel
Pourquoi Binance a coupé ses services en France ?
Le 1er juillet 2026 marque la fin de la période transitoire du règlement européen MiCA (Markets in Crypto-Assets).
Depuis cette date, seuls les prestataires titulaires d’un agrément PSCA délivré par l’AMF ou une autre autorité européenne peuvent proposer des services sur cryptoactifs aux résidents français.
Sur les 117 prestataires de services sur actifs numériques enregistrés en France, seuls 83 ont obtenu cet agrément à temps, selon Journal du Coin.
Binance fait partie des recalés : le 24 juin 2026, la plateforme a confirmé à ses utilisateurs français qu’aucune entité du groupe n’obtiendrait l’agrément avant le 30 juin.
Conséquence directe depuis le 1er juillet : plus aucun ordre au comptant ne peut être passé sur Binance en France.
Les ordres encore ouverts ont été annulés automatiquement et les bots de trading désactivés.
Vérifiez le statut de votre plateforme sur la liste blanche de l’AMF : un numéro d’agrément commençant par A signale une autorisation MiCA valide, tandis qu’un numéro commençant par E correspond à l’ancien statut PSAN, insuffisant depuis le 1er juillet 2026.
Vos cryptos sont-elles bloquées ?
Non. Binance précise que les avoirs de ses utilisateurs français restent accessibles.
Les retraits en cryptomonnaies comme en euros demeurent possibles à tout moment, y compris après le 1er juillet 2026, et rien n’est gelé ni confisqué.
Trois options s’offrent donc à vous : transférer vos cryptos vers une plateforme agréée MiCA, les rapatrier vous-même dans un portefeuille auto-hébergé, ou les convertir en euros pour un retrait bancaire classique.
Un prestataire qui continuerait d’opérer en France sans agrément MiCA s’expose à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Ce garde-fou vise les plateformes, pas les détenteurs de cryptos, mais il illustre le sérieux de la bascule réglementaire en cours.
L’échéance du 1er octobre 2026 à ne pas manquer
Si le trading au comptant est déjà arrêté depuis juillet, une deuxième date compte pour les utilisateurs ayant encore des positions sur marge, des Binance Loans ou des Flexible Loans ouverts.
Ces produits seront automatiquement clôturés ou liquidés le 1er octobre 2026.
Mieux vaut solder ces positions de son propre chef avant cette échéance plutôt que de subir une liquidation forcée dans de mauvaises conditions de marché.
Vers quelle plateforme transférer vos cryptos ?
Plusieurs acteurs ont obtenu leur agrément MiCA et peuvent accueillir les cryptos transférées depuis Binance, parmi lesquels OKX, Bybit EU, eToro, SwissBorg, Bitpanda, Bitvavo, Coinhouse, Kraken et Coinbase.
Avant de transférer, vérifiez que chaque cryptomonnaie détenue est bien listée sur la plateforme d’accueil.
Si ce n’est pas le cas, il faut d’abord la convertir vers un actif plus courant comme le bitcoin, l’ether ou un stablecoin.
Ne convertissez pas vos cryptos en euros pour le seul motif du transfert : cette opération déclenche une plus-value imposable en France, même si vous comptez racheter les mêmes actifs ensuite sur une autre plateforme.
Vérifiez aussi systématiquement l’adresse de dépôt et la blockchain sélectionnée avant de valider un transfert : une erreur à cette étape peut entraîner une perte définitive des fonds.
Cette information ne constitue pas un conseil d’achat ou de vente, ni une recommandation en faveur d’une plateforme en particulier : il s’agit d’une obligation réglementaire à connaître.
En résumé
Binance a cessé ses services sur cryptoactifs en France le 1er juillet 2026, faute d’agrément MiCA obtenu à temps, tout en garantissant l’accès aux fonds de ses utilisateurs. La prochaine échéance à surveiller est le 1er octobre 2026, date de clôture automatique des positions sur marge et des prêts encore ouverts. D’ici là, mieux vaut vérifier le statut de sa plateforme sur la liste blanche de l’AMF et transférer ou solder ses positions en connaissance de cause.





