Selon le rapport « Perspectives de l’emploi » publié le 7 juillet 2026 par l’OCDE, les salaires réels des actifs français n’ont progressé que de 0,1% entre les premiers trimestres 2021 et 2026. Une quasi-stagnation qui tranche avec le repli moyen de 1,8% enregistré dans la zone euro sur la même période.
L’essentiel
Que dit le rapport de l’OCDE ?
L’OCDE a comparé l’évolution des salaires réels, c’est-à-dire corrigés de l’inflation, dans 27 pays européens entre les premiers trimestres 2021 et 2026.
Résultat pour la France : une hausse de seulement 0,1% sur cinq ans, contre une baisse moyenne de 1,8% dans la zone euro.
D’autres pays affichent des résultats très différents. L’Allemagne progresse de 0,9%, le Royaume-Uni de 3,6%, tandis que l’Italie recule de 6,1% et l’Espagne de 2%.
| Pays | Évolution du salaire réel 2021-2026 |
|---|---|
| France | +0,1% |
| Allemagne | +0,9% |
| Royaume-Uni | +3,6% |
| Espagne | -2,0% |
| Italie | -6,1% |
| Zone euro (moyenne) | -1,8% |
Pourquoi les salaires réels stagnent-ils autant en France ?
Le choc inflationniste de 2021 à 2023 explique une grande partie de cette stagnation. Les salaires nominaux ont bien augmenté sur la période, mais l’inflation a absorbé la quasi-totalité de ces hausses.
Le salaire minimum a mieux résisté grâce à son indexation automatique sur les prix. Le Smic réel reste ainsi légèrement supérieur à son niveau de janvier 2021.
Cette indexation a mieux protégé les bas salaires que les rémunérations plus élevées, moins souvent renégociées chaque année.
Cette moyenne nationale masque de fortes disparités selon le secteur et le niveau de qualification. Les rémunérations les plus proches du Smic ont mieux suivi l’inflation que les salaires médians et supérieurs.
Quel impact concret pour votre budget et vos crédits ?
Un pouvoir d’achat quasiment stable depuis cinq ans signifie que la capacité d’emprunt des ménages a, elle aussi, stagné.
Pour un dossier de crédit, cela se traduit par un taux d’endettement plus difficile à faire baisser, puisque les revenus réels disponibles n’augmentent pas au même rythme que les charges fixes.
Réviser régulièrement son budget, comparer les taux avant de souscrire un crédit conso ou immobilier, et envisager un rachat de crédit en cas de mensualités devenues trop lourdes restent les leviers les plus concrets pour préserver sa marge de manœuvre.
Selon l’OCDE, cette dynamique reste sous surveillance, la remontée récente des prix de l’énergie faisant peser un risque supplémentaire sur les salaires réels dans les prochains trimestres.
En résumé
Les salaires réels des Français stagnent depuis cinq ans, avec une progression symbolique de 0,1% entre 2021 et 2026 selon l’OCDE. La France résiste toutefois mieux que la moyenne de la zone euro, plombée par l’Italie et l’Espagne.
Pour les ménages, cette quasi-stagnation du pouvoir d’achat renforce l’intérêt de surveiller son taux d’endettement et de comparer régulièrement les offres de crédit disponibles.





